Pour ne pas provoquer un endormissement prématuré du lecteur je m'en tiendrais ici à l’essentiel !
Préambule
attention peu d'illustrations, dans les explications ci-après par contre certains noms ramèneront vers une photo de cette espèce (photo issue de ce site) il suffira donc de cliquer sur le nom pour accéder à l'image.
j’utiliserais prioritairement comme exemples des noms de l’avifaune Européenne (les oiseaux d'Europe !) mais bien entendu les noms des végétaux et autres animaux (Mammifères, Batraciens, Arthropodes, etc.) subissent les mêmes règles.
n b : l'Europe cité ici n'a rien à voir avec la communauté Européenne il s'agit bien sûr du continent, d'ailleurs en Zoologie on a coutume de parler préférentiellement du paléarctique, Néarctique, Afrotropical, etc. Le Paléarctique occidental est constitué de l'Europe (continentale donc !) de l'Afrique du nord (dont le Maghreb) d'une partie de l'Asie, d'une partie l'Amérique, il a été crée exclusivement par l'observation des mouvements migratoires des animaux principalement l'Avifaune, les Mammifères.
Je vais prendre dans les lignes qui suivent certaines libertés, les puristes de l’orthographe et les spécialistes en Taxinomie voudrons bien me lâcher le coude ! le temps de cette petite tentative de démonstration, je les remercie par avance.
Je me limiterais aux noms :
de Familles, de Genres et d'Espèces, sans entrer dans les détails qui sont difficiles à expliquer par exemple les : Sous-ordre, Superfamille, Sous-espèce...
Et sans intérêt pour le commun.
Je me limiterais aux noms :
de Familles, de Genres et d'Espèces, sans entrer dans les détails qui sont difficiles à expliquer par exemple les : Sous-ordre, Superfamille, Sous-espèce...
Et sans intérêt pour le commun.
Les livres que j'utiliserai dans ces lignes sont rare et d'une lecture particulièrement rébarbative ! mais...
indispensables pour la compréhension !
au premier rang de ces ouvrages l'indispensables :
Etymologie des noms d'oiseaux
(origine et sens des noms des oiseaux d'Europe)
de Pierre Cabard et Bernard Chauvet (du groupe ornithologique de Touraine).
Enfin on parle souvent des "Oiseaux d'Europe" mais à y bien regarder les oiseaux ne passent chez nous qu'en période migratoire se dirigeant vers le grand nord Européen alors que certains restent en France pour la reproduction, le reste de l'année il sont plus au sud à l'extrémité Européenne, Afrique, Orient, etc.
ils seraient même plutôt des oiseaux externes si l'on tient compte de la durée de séjours !!!
Période de reproduction, grosso-modo de mai à septembre = 5 mois
Période de migration de septembre à avril = 8 mois
Les Limicoles sont réputés précoces et migrent dès la mi-juillet !
Conclusion on devrait logiquement les nommer "oiseaux se reproduisant en Europe"
Cependant, malgré le fait que la plupart des espèces passent plus de temps à l'extérieur qu'a l'intérieur de notre continent et vu que les oiseaux qui se reproduisent en Europe font naitre leurs jeunes sur ce continent on considère, à juste titre, qu'ils sont bien Européen !
Puisque nés sur le territoire tout simplement.
De la diagnose à la taxinomie !
(de la description à la classification)
Parce que l'on ne peut classer sans décrire les caractères distinctifs !
la taxinomie ou taxonomie
(on peut écrire "taxi" ou "taxo")(théorie)
Le nom d’un animal ou d’un végétal s’écrit en deux mots (taxinomie binominale) un peu comme pour les humains avec un prénom et un nom ! pour ce qui concerne l’animal, le végétal il s'agit de « taxons » le premier est le nom du genre (et indique la famille, superfamille, etc.) le second est le nom d’espèce, exemple simple… avec un oiseau très commun, très connu, et très répandu… le Moineau domestique, où, moineau est le genre (il existe plusieurs espèces de moineaux, ou du genre moineau !) et domestique est le nom de l’espèce, ainsi le terme de Moineau domestique désigne une seule et même espèce dont les représentants ont une communauté d’apparence ! (ils sont visuellement semblables)
Il en va de même pour le nom scientifique : ainsi le nom de genre « Passer » associé au terme « domesticus » désignent ensembles (Passer domesticus donc) le Moineau domestique, cette appellation désigne tous les représentant d’une seule et même espèce mais, cette fois par son nom scientifique également appelé nom latin (lui-même issu du Grec) ces langues (Grec, Grec-latinisé, Latin) étaient écrites à l'origine sans espaces ni accents ni ponctuations qui furent inventés à posteriori pour faciliter la lecture, nous devrions donc écrire les noms latins… sans espaces, accents ni ponctuation ! cependant pour une plus grande compréhension certains aménagements sont apportés en une sorte de... modernisation ! le nom latin d’une espèce animale s’écrit toujours en italique, cependant de nombreux moyens de communication moderne (en particulier sur internet...sites, blogs, forums, etc.) ne permettant pas toujours cette fonction (italique !) il est d’usage, par convention, d’écrire le nom scientifique (ou latin donc) entre parenthèses afin de bien distinguer ce terme du nom vernaculaire ! (ou Français courant !) pour autant, lorsque la possibilité nous est offerte d’écrire ce nom en italique on se doit d’abandonner les parenthèses !
Tout cela c'est la théorie car si on consulte le livre de P. Rode (docteur ès sciences assistant au Muséum) et R. Didier (associé au Muséum)
Leur livre : Atlas des Mammifères de France édité en 1946 (donc bien avant l'arrivée d'internet) on constate, par exemple, en page 44 que la façon d'écrire les noms d'espèces ne correspond pas du tout à cette règle, cependant on peut se fier (les yeux fermé !) à ces auteurs qui doivent savoir comment noter le nom d'une espèce, alors...
Tout simplement parce que la Taxinomie à évoluée, ci-après deux exemples tiré du livre de P Rode et R Didier Les Mammifères de France éditions Boubée 1946.
Ci-dessus première ligne le nom vernaculaire de l'espèce en dessous en italique le nom scientifique avec entre parenthèses le nom du descripteur de l'espèce puis un renvois entre parenthèse également, ce renvois nous amène directement (ici en bas de page) à un complément d'informations à savoir :
le nom scientifique de l'espèce : Vespertilio ferrum equinum, les noms des 2 descripteurs : Schreber et Sauget, description parue en 1775 dans le tome I page 174 (tout ceci devrait être en italique donc !)
MAIS puisqu'il s'agit d'un renvoi cela reste "admissible"
Autre exemple ci-dessous avec les Félidés nous avons le descripteur du genre ! c'est bien entendu M. Linné, premier point nous avons une formule dentaire ce qui est bien le moins pour identifier avec certitude un Mammifère.
Genre Félis Linné (1758)
nous sommes aujourd'hui censé l'écrire ainsi :
Genre Félis (Linnaeus, 1758)
On préférera même l'écrire ainsi :
Genus Felis (Linnaeus, 1758)
par ailleurs nous savons que Felis sylvestris Schreber (2) se rapporte non pas au Chat sauvage mais au Chat forestier (Sylvestris = forêt) on assimile ainsi le Chat forestier au chat haret qui sont, en réalité, pour l'un une sous-espèce "sylvestris" et pour l'autre il s'agit du chat domestique mais dont le sujet étudié est retourné à l'état sauvage !
Alors que "Schreber" est le nom du descripteur de l'espèce tandis que le (2) nous mène à
Schreber, Sauget., 1777, III, p. 397.
il faut lire :
Schreber et Sauget, description de 1777 de leur livre dans le tome III en page 397. Et le tout devrait être en italique.
Mais revenons à nos moutons...
Ci-dessous : à gauche le nom vernaculaire ou vulgaire ou encore commun, à droite le nom latin ou scientifique.
Moineau domestique Passer domesticus (Linnaeus, 1758)
(du genre Passer qui a donné son nom aux Passereaux, à l’ordre des Passériformes et la famille des Passéridés, et de l’espèce domesticus qui est une seule et unique espèce… le Moineau domestique) et nous lisons entre parenthèses le nom du descripteur de l'espèce en l’occurrence M. Carl von Linné mais encore une fois en latin "Linnaeus" immédiatement suivi d'une virgule pour séparer ce nom de l'année de la description, ici 1758 !
Le nom du descripteur d'une espèce (en abrégé sp. pour species !) est de plus en plus rarement mentionné ce qui reste une erreur.
C'est en même temps le seul cas ou l'on doit utiliser les parenthèses...
En théorie !
C'est en même temps le seul cas ou l'on doit utiliser les parenthèses...
En théorie !
Moineau friquet Passer montanus (Linnaeus, 1758)
Moineau espagnol Passer hispaniolensis (Temminck, 1820)
Moineau de la mer morte Passer moabiticus (Tristram, 1864)
Oui, mais plus haut tu nous a expliqué que les parenthèses ne sont pas appropriées !
Et dans les exemples ci-dessus nous voyons tout de même des parenthèses, alors ?
J'y viens... Entre ces parenthèses nous écrivons le nom latinisé du descripteur de l'espèce suivi d'une virgule puis l'année de cette description, le plus souvent Linnaeus qui rapporte à Monsieur, Carl Von Linné célèbre Naturaliste Suédois du 18e siècle mais il y en a d'autres, ex : Fabricius fréquent en Entomologie, etc. le nom d'une espèce est considéré comme immuable ne serait-ce que par respect pour le descripteur de cette espèce, or...
Depuis quelques temps une mode s'installe consistant à modifier, changer, le nom d'une espèce (végétale ou animale) ce qui a pour effet immédiatement visible de bouleverser les listes alphabétiques en même temps que nos habitudes linguistiques !
Ainsi lorsque l'on évoque la Mésange bleue Parus caeruleus (Linnaeus, 1758) on devra désormais l'écrire ainsi
Mésange bleue Cyanistes Caeruleus (Linnaeus, 1758)
Oui, mais plus haut tu nous a expliqué que les parenthèses ne sont pas appropriées !
Et dans les exemples ci-dessus nous voyons tout de même des parenthèses, alors ?
J'y viens... Entre ces parenthèses nous écrivons le nom latinisé du descripteur de l'espèce suivi d'une virgule puis l'année de cette description, le plus souvent Linnaeus qui rapporte à Monsieur, Carl Von Linné célèbre Naturaliste Suédois du 18e siècle mais il y en a d'autres, ex : Fabricius fréquent en Entomologie, etc. le nom d'une espèce est considéré comme immuable ne serait-ce que par respect pour le descripteur de cette espèce, or...
Depuis quelques temps une mode s'installe consistant à modifier, changer, le nom d'une espèce (végétale ou animale) ce qui a pour effet immédiatement visible de bouleverser les listes alphabétiques en même temps que nos habitudes linguistiques !
Ainsi lorsque l'on évoque la Mésange bleue Parus caeruleus (Linnaeus, 1758) on devra désormais l'écrire ainsi
Mésange bleue Cyanistes Caeruleus (Linnaeus, 1758)
ce qui, premièrement, est totalement irrespectueux du descripteurs de l'espèce !
Secondairement en apportant une nouvelle initiale bouleverse comme nous l'avons vu plus haut la liste alphabétique des espèces.
quelques exemples :
Mésange huppée Parus cristatus devient Lophophanes cristatus
Qui était placée dans les P est à présent dans les L.
Mésange nonnette Parus palustris devient Poecile palustris
Ici aucun changements... MAIS
nota bene : le nom anciennement indiqué, par exemple dans un recueil de dessins du célèbre John Gould, les illustrations datant donc du 19e siècle l'sp. représentée est identifiée par le nom latin, or, pour cette espèce que lit-on ?
Poecile palustris
s'agirait-il d'un retour aux sources, un retour au nom initial ? Dans tous les cas cela prouve que depuis fort longtemps les noms soi-disant immuables et unique, sont... parfois multiples et... changeant !
Mésange boréale Parus montanus devient Poecile montanus
Idem...
La question que je me pose aujourd'hui est :
Doit-on encore préciser le nom du descripteur d'une espèce alors que le nom de cette espèce vient d'être modifié par un tiers ?
Ou,
Doit-on indiquer le nom du descripteur suivi de celui de "l'infâme modificateur" ?
Éventuellement suivi de la date de description initiale et de celle de la modification ?
Ce qui promet d'être assez ardu pour le lecteur novice !
Et compliquera inutilement la taxonomie qui est déjà hermétique à certains utilisateurs qui pratique le latin du bout des doigts !
Nous avons vu plus haut que le Latin s'écrivait à l'origine sans espace ni ponctuation par contre les abréviations étaient courantes.
Ex :
S P Q R = Senatus PopulusQue Romanus
I N RI = Iesus Nazarenus Rex Iudaeorm
I H S = Iesus Hominum Saluatus
Ainsi nous avons coutume d’écrire le nom d’une espèce dans son entier pour la première fois dans un texte, dans un livre, il est d’usage de l’écrire ensuite en abrégé pour d’évidentes raison de gain de temps et de place il s’écrit donc ainsi : le nom de genre avec seulement la majuscule pointée (c à d suivie d'un point !) et le nom d’espèce en totalité,
Nous avons vu plus haut que le Latin s'écrivait à l'origine sans espace ni ponctuation par contre les abréviations étaient courantes.
Ex :
S P Q R = Senatus PopulusQue Romanus
I N RI = Iesus Nazarenus Rex Iudaeorm
I H S = Iesus Hominum Saluatus
Ainsi nous avons coutume d’écrire le nom d’une espèce dans son entier pour la première fois dans un texte, dans un livre, il est d’usage de l’écrire ensuite en abrégé pour d’évidentes raison de gain de temps et de place il s’écrit donc ainsi : le nom de genre avec seulement la majuscule pointée (c à d suivie d'un point !) et le nom d’espèce en totalité,
ex avec le nom Latin :
l’espèce Passer domesticus devient plus grégaire en hiver
(puis plus loin dans le texte)
P. domesticus qui est un granivore…
(puis plus loin dans le texte)
P. domesticus qui est un granivore…
ex avec le nom vernaculaire :
Comme le Moineau domestique qui devient plus grégaire en hiver
(et plus loin dans le texte)
ou le M. domestique qui est un granivore…
(et plus loin dans le texte)
ou le M. domestique qui est un granivore…
Attention toutefois avec des espèces différentes mais ayant la même initiale aux noms de Genres, ex :
Bernache à cou roux qui s’écrit en abrégé : B. à cou roux
et Bécasseau à cou roux qui s’écrit également en abrégé : B. à cou roux
d’où l’importance de lire un texte en son entier ! aurions nous le même souci avec le nom latin ? dans l’exemple ci-dessus, non ! respectivement : Branta ruficollis et Calidris ruficollis respectivement B. ruficollis et C. ruficollis, le nom latin nous affranchi donc de toute bévue ! en effet il n’existe pas (à ma connaissance) de cas de noms en latin désignant des espèces en Zoologie et ayant la même initiale au nom de leur Genre, quelques exemples avec des noms d’espèces courants et facilement vérifiables :
Ardea alba, Motacilla alba, Tyto alba (respectivement : Grande aigrette, Bergeronnette grise, Effraie des clochers, on en profite au passage pour constater (encore une fois !) que les scientif. (alba signifiant blanc) ne correspondent pas au vernaculaires ! (une exception toutefois pour la Grande aigrette dont l’ancien nom était Héron blanc, soit Ardea alba en latin!)
idem avec major (grand)
Parus major Mésange charbonnière, Dendrocopos major Pic épeiche, etc.
Vous pouvez vous amuser avec les moteurs de recherches sur internet qui sont très pratiques dans cet usage !
Exceptions, spécificités, incohérences (en apparence !) et autres bizarreries !
Nous avons vu que le nom de genre prend toujours une majuscule tandis que le nom d’espèce est toujours en minuscule (ou, devrait théoriquement toujours l’être !
Attention avec certains auteurs qui prennent des libertés non conventionnelles !) même s’il s’agit d’un nom propre qui en d’autres circonstances s’écrirait avec majuscule ex : Bernache du canada Branta canadensis s’écrirait «normalement » avec une majuscule à Canada (le pays !) or ici, nous l’écrivons avec une minuscule (toujours !) puisqu’il s’agit là de désigner une espèce animale (idem pour les végétaux) ! et non un pays ou autre, voir à ce sujet le Guide Ornitho édition Delachaux et Niestlé (ex : en page 44 de l’édition 1999-2000) « Bernache du Canada » qui devrait donc être écrit comme suit : Bernache du canada ! le plus curieux étant que le nom scientifique de cette même espèce est correctement écrit !
J'en veux pour preuve ce qui suit dans le livre de Messieurs :
P. Zagatti Docteur en biologie animale, docteur ès science, directeur de recherche (à l'INRA) et B. Mériguet entomologiste à l'OPIE.
rien que ça !
le titre du livre : Coléoptères du bassin Parisien
Je cite en page 18 :
Le nom scientifique se compose de deux noms accolés, le premier, celui du genre, porte une majuscule, et le second, celui de l'espèce, une minuscule.
Attention avec certains auteurs qui prennent des libertés non conventionnelles !) même s’il s’agit d’un nom propre qui en d’autres circonstances s’écrirait avec majuscule ex : Bernache du canada Branta canadensis s’écrirait «normalement » avec une majuscule à Canada (le pays !) or ici, nous l’écrivons avec une minuscule (toujours !) puisqu’il s’agit là de désigner une espèce animale (idem pour les végétaux) ! et non un pays ou autre, voir à ce sujet le Guide Ornitho édition Delachaux et Niestlé (ex : en page 44 de l’édition 1999-2000) « Bernache du Canada » qui devrait donc être écrit comme suit : Bernache du canada ! le plus curieux étant que le nom scientifique de cette même espèce est correctement écrit !
J'en veux pour preuve ce qui suit dans le livre de Messieurs :
P. Zagatti Docteur en biologie animale, docteur ès science, directeur de recherche (à l'INRA) et B. Mériguet entomologiste à l'OPIE.
rien que ça !
le titre du livre : Coléoptères du bassin Parisien
Je cite en page 18 :
Le nom scientifique se compose de deux noms accolés, le premier, celui du genre, porte une majuscule, et le second, celui de l'espèce, une minuscule.
Comme souvent l’exception confirme la règle ainsi certaines espèce animales sont désignées par des noms composés, un exemple typique et facile à comprendre l’ Oie à bec court Anser brachyrhyncus (Baillon, 1834) où le nom d’espèce (à bec court) situe parfaitement cette espèce (éventuellement par comparaison visuel avec d’autres espèces !) tout simplement parce que son bec est… court le nom latin (Brachyrhyncus) signifie d’ailleurs littéralement : à bec court, contraction (littéralement un assemblage de deux ou plusieurs mots, ou termes, ce qui constitue une pratique courante en latin !) de brachy = court, peu allongé et rhyncus (de rhynque) le nez, le rostre, et donc par extension… le bec ! il va sans dire que les personnes maîtrisant un tant soit peu le latin sont, ici, nettement favorisées.
Puisque nous en sommes au noms "spéciaux" je continuerai avec celui (par exemple !) de la :
Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla (Linnaeus, 1758)
Du genre Fauvette et de l'espèce à tête noire ceci se rapporte au mâle qui a effectivement le dessus de la tête noir (synonyme de calotte noire) alors que la fem. a le sommet de sa tête brun !
En d'autres terme le nom de la plupart des espèces se rapporte quasiment systématiquement au mâle de cette espèce.
Puisque nous en sommes au noms "spéciaux" je continuerai avec celui (par exemple !) de la :
Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla (Linnaeus, 1758)
Du genre Fauvette et de l'espèce à tête noire ceci se rapporte au mâle qui a effectivement le dessus de la tête noir (synonyme de calotte noire) alors que la fem. a le sommet de sa tête brun !
En d'autres terme le nom de la plupart des espèces se rapporte quasiment systématiquement au mâle de cette espèce.
Les autres exceptions : certains noms en latin n’ont aucun rapport avec le nom commun ainsi la Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea (Tunstall, 1771) que l’on traduirait théoriquement par : Bergeronnette cendrée (ou grise !) alors qu’il existe une autre espèce (différente donc !) qui est nommée Bergeronnette grise Motacilla alba (Linnaeus, 1758) étonnant non ?
En toute logique Motacilla cinerea (T. 1771) devrait être la Bergeronnette cendrée et Motacilla alba (L. 1758) devrait être nommée Bergeronnette blanche ! (alba = blanc) or il n’en est rien ! cependant si la Bergeronnette des ruisseaux de couleur dominante jaune (le jaune est assez vif et est plus perceptible par l’œil humain qu’un gris qui semble toujours plus... terne) cette espèce donc, comporte également du gris (un gris-brun !) sur le dos ! de même la Bergeronnette grise dont le plumage gris comporte également du noir et une bonne part de blanc ! cela reste donc cohérent avec le nom latin respectif !
En toute logique Motacilla cinerea (T. 1771) devrait être la Bergeronnette cendrée et Motacilla alba (L. 1758) devrait être nommée Bergeronnette blanche ! (alba = blanc) or il n’en est rien ! cependant si la Bergeronnette des ruisseaux de couleur dominante jaune (le jaune est assez vif et est plus perceptible par l’œil humain qu’un gris qui semble toujours plus... terne) cette espèce donc, comporte également du gris (un gris-brun !) sur le dos ! de même la Bergeronnette grise dont le plumage gris comporte également du noir et une bonne part de blanc ! cela reste donc cohérent avec le nom latin respectif !
voir les clichés sur ce blog ainsi que les messages (en haut à gauche) et les pages (en haut à droite)
Si nous cherchons (dans un livre ou sur internet, etc.) les oiseaux du genre Moineau ou Passer en latin nous obtenons rapidement une liste des différentes espèces correspondantes à ce genre (voir plus haut) pour peu que cette liste soit dans l’ordre alphabétique (ce qui est généralement le cas !) notre recherche sera immédiatement réalisée, par contre si nous cherchons les espèces dite « d’europe » il nous faudra bien évidemment lire cette liste dans son entier afin de sélectionner les espèces qui nous intéressent ! ex : Epervier d’europe Accipiter nisus, Rollier d’europe Coracias garrulus. Mais encore une fois internet nous permet de "ruser" en remplaçant le nom de genre par l'initiale pointée suivi bien sûr du nom d'espèce cela marche parfaitement bien par exemple avec Google MAIS exclusivement avec le nom en Latin !
Quelques exemples : P. domesticus, S. hirundo, A. atthis
il suffira donc de faire défiler toutes les lettres de l'alphabet suivi du nom d'espèce rechercher, dans notre exemple A. nisus et C. garrulus.
Qui seraient donc théoriquement classés dans les « e » pour l’épervier et dans les« r » pour ce qui concerne le rollier.
encore faut il savoir comment cela s’écrit !
Exercez vous par exemple avec le genre Parus… cherchez sur internet, dans vos livres, etc. vous découvrirez que les Paridés sont classés en une Famille de petits Passereaux dont le nom vernaculaire est… mésanges, les... Mésange bleue, Mésange nonnette, mais pas les Mésange à longue queue qui sont elles du Genre Aegithalidés ! très proche des Paridés mais cependant classé à part et en général placé, dans les ouvrages, directement à la suite des Mésanges.
Les noms des espèces sont invariables, ainsi on écrit :
Les moineaux (avec un X puisqu’au pluriel) car ici on ne cite pas le nom du Genre mais une représentation que l’on se fait d’une sorte de… « piaf » inversement aux sujet de ces mêmes moineaux on écrit Moineau domestique (sans S comme pour les humains !) car là nous utilisons le nom complet pour désigner une espèce, tout comme on n’écrit pas les Durands (pour désigner la famille Durand !) ou, au sujet de la famille Dupont, on n’écrit par les Duponts.
Si le nom de genre prends un S (ou X) au pluriel, le nom d’espèce lui ne s’accorde pas ! nous venons de (re) découvrir les noms propres !
les vieux noms, les anciens noms !
Et le genre ?
Il existe des noms d'espèces au masculin et d'autres au féminin, pour le savoir on pourra s'aider du deuxième nom de cette espèce...
Ex :
Mésange bleue avec un e à bleue donc il s'agit d'un nom féminin !
Une incohérence exceptionnelle le Genre Pie-Grièche par exemple l'espèce Pie-Grièche écorcheur où le nom de Genre est féminin la Pie-Grièche et le nom d'espèce est masculin écorcheur (?) cela devrait être la Pie-Grièche écorcheuse... Théoriquement.
Il n'en est rien c'est encore une exception.
Et le genre ?
Il existe des noms d'espèces au masculin et d'autres au féminin, pour le savoir on pourra s'aider du deuxième nom de cette espèce...
Ex :
Mésange bleue avec un e à bleue donc il s'agit d'un nom féminin !
Une incohérence exceptionnelle le Genre Pie-Grièche par exemple l'espèce Pie-Grièche écorcheur où le nom de Genre est féminin la Pie-Grièche et le nom d'espèce est masculin écorcheur (?) cela devrait être la Pie-Grièche écorcheuse... Théoriquement.
Il n'en est rien c'est encore une exception.
Nous avons vu plus haut que les noms scientifiques ne correspondent pas toujours (pas forcément !) aux noms vernaculaires… et les anciens noms par rapport aux nouveaux ?
Quelques exemples : Pouillot véloce Phylloscopus collybita (Vieillot, 1817) dont l’ancien nom était… Compte écus !
Parce que son chant est une série de 2 notes répétitives rappelant des pièces de monnaies que l’on compte sur une table… Tchic tchac, tchic tchac, tchic tchac, tchic tchac, tchic tchac
Parce que son chant est une série de 2 notes répétitives rappelant des pièces de monnaies que l’on compte sur une table… Tchic tchac, tchic tchac, tchic tchac, tchic tchac, tchic tchac
Par ailleur le nom scientifique "collybita" qui vient du Grec "collubiste" par le latin "collybista" signifie le "courtier" le changeur d'argent !on retrouve donc notre compteur d'écus !
autres exemples : le petit pic bleu qui deviendra la Sittelle torchepot Sitta europaea (L. 1758) le Grand pluvier à collier qui est devenu le Grand gravelot et le Petit pluvier à collier aujourd’hui Petit gravelot; tous deux ont pour nom d’espèce… gravelot, tout simplement parce qu’ils font leurs nids sur les gravières, la Chouette effraie, également appelé Dame blanche, devenue l’Effraie des clochers, parce qu’elle niche souvent dans les vieux bâtiments granges et... Les clochers (parfois même les ruines pour leur tranquillité !) de tout cela il ressort que les noms vernaculaires sont souvent imagés ! en particulier pour ce qui concerne les anciens noms d’oiseaux, ils sont directement issus de l’observations des comportements et attitudes, des chants, des couleurs de l'individu mâle, etc. (avec parfois des erreurs) reprenons notre exemple : le petit pic bleu parce que cet oiseau frappe la surface de l'arbre avec son bec un peu à la manière des pics, l’oiseau étant plus petit qu’un pic et ayant le dessus gris-bleu l’ancien nom était donc plus explicite, plus représentatif que…sittelle !
Rossignol des murailles qui est l’ancien nom du Rougequeue à front blanc (in° " Atlas de poche des oiseaux de France " par le Baron L. d'Amonville) parce que cette espèce, à l’origine montagnarde, est cavernicole, nichant fréquemment dans des anfractuosités, des trous de parois rocheuses, ou de bâtiments, pour autant P. phoenicurus ne dédaigne pas les nichoirs... va comprendre !
Mais comme je me plais à le répéter...
C'est toujours l'animal qui décide !
Mais comme je me plais à le répéter...
C'est toujours l'animal qui décide !
certains de ces noms anciens sont toujours utilisés aujourd'hui dans certaines régions.
à suivre…
françois
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